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Fabien Viziale , directeur IME et SESSAD Bell'Estello

Déconfinement : Questions à Fabien Viziale – IME et SESSAD Bell’Estello – « Poursuivre la logique de désinstitutionnalisation »

Mardi 12 mai 2020
Cette semaine Vivre et devenir donne la parole aux directeurs des établissements pour qu’ils nous expliquent comment le déconfinement est en train d’être organisé chez eux. Aujourd’hui, Fabien Viziale, directeur de l’Institut médico éducatif (IME) Bell’Estello (Le Pradet, Var) et du Service d’éducation spéciale et des soins à domicile (SESSAD) Bell’Estello (Toulon, Var) nous raconte l’organisation qu’il a mis en place.

1)      Comment la période de confinement s’est passée chez vous ?

Fabien Viziale : Dans les établissements que je dirige, il n’y a eu aucun cas Covid à déclarer. L’impact de ce confinement fut une fermeture des établissements avec maintien de l’accompagnement de manière dématérialisée à domicile. Les professionnels ont mis en place des appels téléphoniques, des visioconférences, des pages Facebook avec des vidéos diverses et variées telles que des exercices, des recettes …

 

2)      Comment vous organisez la période de déconfinement ?

FV: Conformément aux consignes en vigueur le déconfinement est prévu le 12 mai après une réunion préparatoire le 11 mai. Le plan de reprise progressive a été envoyé à l’agence régionale de santé dans les délais prévus. Conformément aux demandes des familles, nous aurons mardi prochain  26 jeunes dans nos locaux de l’IME. Pour l’instant, nous allons ouvrir seulement l’accueil en externat. Par ailleurs, nous allons proposer une solution de répit à deux  jeunes en situation complexe de handicap confiés à l’Aide sociale à l’enfance dans le département du Var. Nous allons ainsi accueillir en jeune en internat et réaliser le suivi d’un autre jeune par les équipes du SESSAD.

 

3)      Quel accompagnement pour les enfants qui restent encore chez eux ?

FV : Nous  poursuivons le télétravail comme les semaines précédentes et proposerons un suivi à domicile pour les enfants du SESSAD pour les familles qui le souhaitent.

 

4)      Quels enseignements tirez-vous de cette période ?

FV : Cette période a démontré une grande souplesse des professionnels, qui très vite ont fait appel à de différents médias comme WhatsApp, des visioconférences ou Facebook pour garder le lien avec les enfants et leur famille.

En parallèle, cette crise fait réfléchir sur le besoin de s’assurer que ces nouvelles possibilités de communication respectent bien la protection des données. Elle pose aussi des questions sur le télétravail et la nécessité de poursuivre une logique de désinstitutionalisation dans l’accompagnement des enfants et de jeunes en situation de handicap.

Je tiens également à saluer la solidarité départementale entre les différents établissements et aussi au sein de l’association Vivre et devenir. Par exemple, un chef de service de Bell’Estello est allé aider une maison pour des adultes en situation de handicap à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône).