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Robin Capitaine et un patient

Une semaine avec l’équipe de rééducation Sainte-Marie, la rééducation à Sainte-Marie

Mercredi 15 septembre 2021

Vivre et devenir vous invite à passer une semaine avec des professionnels pour partager leur quotidien et celui de leur établissement dans une série de trois articles. Cette semaine nous vous invitons à suivre découvrir les missions de l’équipe de rééducation de l’établissement hospitalier Sainte-Marie – Villepinte en Seine-Saint-Denis.

 

1. Pouvez-vous nous présenter l’établissement Sainte-Marie ?

 

Flore Borgognon : L’établissement se compose de deux services, l’oncologie et la gériatrie, soit un total de 100 lits. La spécialité de Sainte-Marie est de proposer des soins palliatifs avec une prise en charge adaptée qui passe par la formation continue du personnel et l’évaluation des pratiques professionnelles, que ce soit en oncologie ou en gériatrie. Grâce à cette approche, nous disposons de beaucoup de matériels pour favoriser le bien-être et l’accompagnement en fin de vie.

 

Honorine Arnoult : Des patients sont là aussi pour la rééducation, parce qu’ils se sont, par exemple, cassé le col de fémur, ou qu’ils sont atteints d’une maladie neurodégénérative.

 

Une professionnelle et sa patiente

 

2. Comment définiriez-vous la rééducation telle que vous la pratiquez au sein de l’établissement Sainte-Marie ? 

 

Flore Borgognon : Faire de la rééducation, c’est être en lien avec les besoins et les attentes des patients. Une personne en soins palliatifs peut avoir envie de marcher. À nous de l’accompagner le mieux possible dans ce désir.
Être en soins palliatifs, ce n’est pas forcément être en fin de vie. Certains patients ont une maladie incurable mais ils peuvent vivre encore 6 ans. Nous les accompagnons jusqu’au bout pour qu’ils aient du plaisir à vivre.

Souvent, le corps est déformé et il faut adapter les outils. Pour cela, nous avons des matériels de transfert (verticalisateur, fauteuil roulant, lève personne, etc.), mais aussi du matériel de préemption pour développer l’amplitude articulaire, des jeux pour stimuler les fonctions cognitives…

 

Honorine Arnoult : J’aide les patients à se mobiliser sans douleur.
Je m’appuie beaucoup sur ce qu’ils aiment faire : relaxation, stimulation sensorielle prioceptive, équithérapie….

 

Robin Capitaine : Pour ma part, je fais sortir les patients de leur chambre ! Je leur permets de bouger, de voir d’autres personnes et de passer un moment agréable.

 

Lire aussi : L’équithérapie est de retour à Sainte-Marie

 

3. La souffrance et la douleur au quotidien, est-ce difficile à gérer ?

 

Robin Capitaine : Avec les patients qui ont mal, je pratique la mobilisation passive pour retrouver de la mobilité articulaire. J’écoute le langage corporel : il m’informe sur l’état émotionnel du patient, sur sa souffrance et oriente ma prise en charge.

 

Flore Borgognon : La gestion de la douleur était très difficile au début. La première question que je pose à mes patients : « Avez-vous des douleurs ? ». Notre objectif est de ne pas leur faire mal.

Notre formation nous apprend à être dans l’empathie et à ne pas prendre tout sur soi. Quand un patient décède, le travail en équipe est salutaire car on peut échanger.

Ce métier, si on continue, c’est qu’on est capable d’absorber, de créer des relations tout en gardant une distance.

 

Un professionnel et sa patiente

 

4. Est-ce que vous travaillez ensemble et de quelle manière ?

 

Robin Capitaine : Nous travaillons ensemble avec certains patients. Par exemple avec Honorine, je suis sur le renforcement musculaire et Honorine sur des gestes plus ciblés. Nous échangeons régulièrement sur les patients, dans une approche pluridisciplinaire, afin qu’ils puissent voir le maximum de rééducateurs dans le cadre de leur parcours de soins.

 

Honorine Arnoult : Nous organisons des réunions pluridisciplinaires : pour un même objectif, deux approches sont différentes mais complémentaires. Par exemple, la kinésithérapie porte sur la rééducation articulaire et musculaire, tandis que la psychomotricité se situe au niveau de la conscience corporelle.

 

Flore Borgognon : Nous avons un objectif commun : accompagner dans le bien-être, avec des patients dans le mouvement, afin de récupérer le plus d’autonomie possible. Certains ont en effet comme projets de vie de rentrer chez eux.

 

Texte : Géraldine Dao

Photos : Christian Dao

 

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